L'eau, c'est vital

L’eau représente le constituant majeur de la matière vivante. Chez la plupart des êtres vivants, la teneur en eau est de l’ordre de 70% voir davantage. Même si quelques espèces végétales ou des animaux primitifs peuvent survivre à l’état de déshydratation totale pouvant ainsi supporter des températures inférieures à -200°, il est à remarquer qu’ils sont alors incapables de toute activité métabolique et donc de vie active.

Dans l’univers, la vie n’est possible que là où l’eau est à l’état liquide donc dans une zone de température comprise entre 0°C et 100°C. Ainsi l’étude des planètes montre que, par excès de chaleur (Vénus) ou de froid (Mars) la vie n’a pu évoluer à leur surface.

L’océan mondial couvre 360 millions de km² soit plus de 71% de la surface du globe. C’est cette eau qui joue un rôle majeur dans la régulation des climats terrestres, car les courants marins amènent des masses d’eaux chaudes ou froides qui modèrent les températures.

Les proportions relatives de volumes d’eau de mer et d’eau douce sont respectivement de 95,5% et de 4,5% dans lesquels on retrouve 2,2% pour les calottes glacières. Ceci signifie que seule une faible fraction de ce total est réellement accessible pour les activités humaines. Il reste donc 2,3% d’eau douce utilisable, surtout dans le sol et le sous-sol. La consommation représente actuellement 10% des ressources utilisables.

Si à l’échelle mondiale une pénurie est actuellement à exclure, des problèmes se posent localement. Ils sont liés aux fortes concentrations, à l’industrialisation, l’irrigation, à la pollution aussi.

A la différence de divers phénomènes de pollution, celle des eaux se traduit par des effets particuliers liés aux spécificités écologiques propres aux milieux aquatiques. En effet, l’eau peut dissoudre, souvent avec facilité, de nombreuses substances chimiques minérales ou organiques. De telle sorte, tout polluant peut être véhiculé fort loin de la source de contamination. A l’inverse, l’oxygène comme les gaz est peu soluble dans l’eau. Les milieux aquatiques sont donc naturellement pauvres en oxygène dissous et leur pollution par des matières organiques fermentescibles exige pour leur biodégradation une grande qualité d’oxygène. On comprend la catastrophe pour la faune asphyxiée lors des périodes défavorables de rejet.

A l’instar des précipitations, la distribution des eaux superficielles et souterraines est fort inégale. Leur maximum d’extension se situe dans la zone intertropicale et aux latitudes tempérées et subartiques de l’hémisphère nord. Ainsi le lac Baïkal en Russie asiatique referme à lui seul 10,2% du volume total des eaux douces superficielles de la planète !

Les nappes souterraines sont des réservoirs énormes en liaison d’une manière ou d’une autre avec la surface et alimentée par les pluies. Ce renouvellement peut être faible comparé au volume du réservoir, mais c’est lui qui garantit à terme le maintien et qui constitue la vraie ressource. Il faut donc y faire appel avec grande prudence en fonction des facultés de réapprovisionnement naturel des nappes sous peine de voir baisser le niveau plus ou moins dangereusement. C’est ce qui s’est produit en Belgique et dans le nord de la France où les débits prélevés dans les nappes captives ont dû être limités. On voit ainsi apparaître la liaison capitale entre l’approvisionnement, le prélèvement et le temps.

De plus, les précipitations ne sont pas également réparties à la surface des continents. Les précipitations sont maximales dans les zones équatoriales et sur les façades occidentales des continents aux moyennes latitudes. Mais la disponibilité de l’eau n’est pas seulement conditionnée par l’abondance des précipitations mais aussi par l’évaporation directement liée aux conditions climatiques : températures et vents. Ainsi, 600 mm/an correspondent à un apport d’eau de pluie satisfaisant en Europe atlantique alors qu’ils marquent un climat avec une saison aride en Afrique subsaharienne.