Dessableur - déshuileur

dessableur-deshuileur (flow-sheet) Le dessableur circulaire à extraction mécanique des sables se prête bien à une fonction de dégraissage. C’est un ouvrage de forme cylindro - conique de diamètre 3m et de profondeur liquide de 4,3 m pour un volume de traitement de 13 m³. Le temps de séjour des eaux à traiter est de 2 à 3 minutes. Il est dimensionné pour accepter le débit 6 Q18 .

L’eau provenant du chenal du dessableur est introduite tangentiellement dans un déflecteur central ou cloison siphoïde. La vitesse d’entrée est importante, elle doit être suffisamment élevée pour permettre la séparation des matières organiques collées aux matières minérales mais cet apport d’énergie réduit l’efficacité de la décantation, objet du dessablage. Il faut réaliser un compromis entre granulométrie des particules à évacuer et taux de matières organiques acceptées dans les sables. Un agitateur en fonctionnement continu assure à l’eau une vitesse périphérique 0,3 m/sec. Le dessablage usuel porte sur les particules de granulométrie égale ou supérieure à 150 microns.

dessableur-deshuileur (Leuze) Le sable se dépose sur un radier incliné (cône) et se déplace par effet hydraulique pour chuter dans une trémie centrale de stockage et reprise. Le sable collecté est extrait par un émulseur à air de type air lift et envoyé vers le classeur à sable. La production de sable est de l’ordre de 307 kg par jour.

La séparation des matières minérales et des matières organiques est facilitée par un système d’insufflation d’air ou aération à moyennes bulles. L’air insufflé favorise par son effet de turbulence la séparation des matières organiques agglutinées aux particules de sable et assure la flottation plus aisée des graisses.

L’eau séparée de ses impuretés solides s’évacue par surverse vers le chenal du bassin d’orage et du module à masques.

surpresseur L’aération à moyennes bulles est utilisée dans le cas de la séparation des graisses, particules relativement volumineuses plus légères que l’eau donc naturellement flottantes. Les bulles ont un diamètre de 0,2 à 2 mm et une vitesse ascensionnelle de 2 à 18 cm par seconde. Le but est donc d’accélérer à la fois la séparation et la flottation en favorisant la probabilité de rencontre entre particules solides et bulles.

L’ingénérie utilisée pour la production d’air pour l’aération est un surpresseur volumétrique tournant à 1 450 tours/minute pour un débit maximum de 36 N m³/h et une pression au refoulement de 1,46 bars.

Le surpresseur alimente en continu les aérateurs du dessableur, il se situe dans le bâtiment technique de manière à limiter les nuisances acoustiques.


principe de turbidimètre Les sables sont relevés par un dispositif d’air lift alimenté par un compresseur à réservoir de 500 l d’un débit de 10 m³/h. Il s’agit d’un détecteur de turbidité donnant une indication sur la teneur en matières d’origine minérale ou organique. Il mesure la réduction de transparence d’un liquide due à la présence de matières non dissoutes. C’est donc un capteur physique. Un faisceau lumineux diffuse dans les particules et va toucher une cellule photorésistante placée perpendiculairement au faisceau incident. Les particules en suspension vont modifier d’autant plus l’éclairement de la cellule que leur nombre est élevé. A partir d’une valeur programmée, un transmetteur enclenche l’air-lift de vidange des sables.


D’autres types d’ouvrages permettent cette fonction :

dessableur rectangulaire (Froyennes)
  • les dessableurs couloirs dans lesquels la vitesse d’écoulement varie avec le débit. Ils sont peu recommandés et d’une efficacité limitée.
  • les dessableurs rectangulaires à insufflation d’air, dans lesquels l’air insufflé provoque une rotation dans le plan vertical du liquide, créant une vitesse constante de brassage perpendiculaire à la vitesse d’écoulement beaucoup plus faible. L’air favorise par son agitation la séparation des matières organiques et minérales. Les sables déposent dans une zone moins troublée et sont raclés vers un poste de réception ou repris directement par pompes suceuses. L’extraction peut alors s’effectuer du poste de réception vers le lieu de traitement.