Le limiteur de débit

module à masques


Le limiteur de débit ou module à masques s’intercale dans le chenal de sortie du dessableur - déshuileur qui alimente le bassin biologique.

Si jusqu'à présent, les ouvrages acceptaient jusqu'à 6 fois le débit diurne Q18 et en permettaient les prétraitements, la séparation des quantités d’eau à traiter est nécessaire à l’entrée du bassin biologique qui n’accepte en traitement biologique que 3 fois le débit diurne Q18 .


module et déversoir d'orage (Ath)
module et déversoir d'orage (Enghien)
module et déversoir d'orage (Ath)
module et déversoir d'orage (Enghien)

Le limiteur de débit effectue cette séparation acceptant 3 Q18 vers le bassin biologique et déversant le surplus par le déversoir d’orage vers le bassin d’orage.

Les modules se présentent sous la forme d’ensembles métalliques monoblocs qu’il suffit de sceller à bonne cote dans les maçonneries en attente. Ils sont formés de caissons de largeurs variables disposés les uns à côté des autres formant des modules dans lesquels glissent dans des rainures fraisées la fermeture dans les flasques de séparation des vannettes permettant l’ouverture du module. L’association des modules en batterie permet de satisfaire à toutes les exigences de débit nominal. Le débit est fractionnable par échelons de 5 l/s ; 10 l/s ; 50 l/s ; 100 l/s en fonction des séries proposées.

Le débit de la station à 3 Q18 étant de 97 l/s, la batterie choisie comporte 4 modules permettant des débits à 10 l/s ; 20 l/s ; 30 l/s ; 60 l/s pour une implantation au sol de 63 cm.

La quasi constance du débit est obtenue par association de 2 éléments, l’un implanté dans le fond du chenal et l’autre positionner dans le caisson du module.

L’ouvrage de fond est un seuil en béton dont les dimensions sont en rapport direct avec la batterie à mettre en place. Il compose la partie inférieure de l’étranglement.

masques correcteurs Le masque fixe placé au dessus de lui corrige l’effet sur le débit d’une élévation de niveau en amont. Lorsque le niveau est bas, l’écoulement se fait à la surface libre du seuil. Le niveau montant, la lame d’eau croît et accroche le masque, l’écoulement se fait avec un coefficient de débit brusquement diminué. Le rejet présente une contraction qui s’accentue avec la charge du liquide en amont. En effet le passage d’un liquide sous une vanne de fond pour un liquide en régime " fluvial " en amont provoque un relèvement brusque du niveau de la surface libre qu’on appelle un ressaut direct qui suit la contraction. Il est possible de maintenir un débit en aval constant pour un intervalle de charge en amont.

Plus la hauteur du liquide augmente en amont plus la charge est importante, plus la valeur du débit de sortie s’écarte de valeur nominale souhaitée. Pour éviter des distorsions trop importantes, on place un deuxième masque en aval du premier qui récupère les eaux au delà d’une cote noyant le premier masque. En position plus rapprochée du seuil, il forme avec lui un orifice de section diminuée faisant subir au débit un second coup de frein le ramenant ainsi dans des valeurs acceptables.