Le bassin d’orage
bassin d'orage (flow sheet)

Le bassin d’orage est alimenté par la lame déversante du chenal en aval du dessableur pour les valeurs de débits supérieurs à 3 Q18. L’eau stockée provient du lavage des conduites des collecteurs lors de pluies quantitativement importantes. Ces eaux sont chargées et doivent être stockées en vue de leur traitement ultérieur ou si les circonstances atmosphériques l’imposent, un traitement primaire par décantation simple avant rejet au milieu naturel.


bassin d'orage (Leuze)


Son rôle est double, stockage et/ou traitement primaire. Son volume est calculé de manière à accepter 3 Q18 ou 350 m³ pour une hauteur d’eau périphérique de 2,5 m correspondant à une surface de décantation de 15 m².


L’ouvrage est circulaire en béton armé d’une capacité de 393 m³, un diamètre de 13,6 m et une pente de fond de 5°8 . Il est équipé d’un pont racleur radial à appui central dont le châssis est monté sur roulements de diamètre 750 mm pour les centraux et 500 mm pour les extérieurs. Le châssis supporte un racleur de surface de l'eau. Le procédé de raclage des flottants est le même que pour le dessableur. Ils se déversent gravitairement dans un puisard à flottants. Il n’y a pas d’assistance à la flottation.

Dans le cas du bassin d’orage, les particules organiques lourdes sont en effet reprises lors de la vidange par une pompe et envoyées en tête du bassin biologique.

Ces matières sont raclées au fond du bassin par le racleur de fond qui concentre les résidus décantés au centre du bassin.

Les eaux provenant du déversoir d’orage déversent dans le bassin d’orage par le centre, décantent et sortent en surverse par débordement circulaire en périphérie lors de périodes de pluies importantes.

Les boues décantées et les eaux clarifiées sont reprises par 2 pompes submersibles de 117 m³/h à roue monocanale fermée acceptant une granulométrie de l’ordre de 77 mm. Elles sont installées dans une chambre annexe au décanteur du bassin. La canalisation de refoulement conduit les eaux vers le bassin biologique.

La vidange de ce bassin s’effectue lorsque le débit des pompes de relevage en aval du dégrilleur se situe à une valeur inférieure à 2 Q18. On " injecte " alors les quantités stockées à raison de Q18 dans le circuit de traitement secondaire. La durée de la vidange du bassin d’orage est alors de 3 à 4 heures.

aéroéjecteur Pour vidanger le bassin d’orage, des solutions alternatives sont parfois envisagées. En cas d’orages et de pluies de longue durée, le pont racleur va concentrer les boues décantées au centre du bassin risquant de boucher la conduite d’amenée aux pompes. On peut alors remplacer le pont racleur de fond par un aéroéjecteur qui sera mis en fonctionnement uniquement lors de la vidange du bassin permettant ainsi la remise en suspension des boues décantées dans le fond du bassin.

Le système permet un nettoyage du bassin de stockage au niveau des parois et du radier. Il est constitué d’une pompe à débit nominal 130 m³/h et à roue Vortex de diamètre 260 mm. La roue Vortex a la particularité de créer dans la volute un tourbillon comparable à celui des vidanges de baignoires à l’intérieur d’un passage libre de l’ordre de 100 mm limitant ainsi considérablement les frictions du liquide et de la roue.

La pompe aspire le fluide au niveau du radier du bassin. Sa vitesse d’écoulement est accélérée par son passage dans un " venturi ".

Cette accélération génère à la sortie du cône une dépression qui permet, par l’intermédiaire d’une tuyauterie de mise à l’air libre, l’aspiration d’air.

Cette grande quantité d’air aspiré se mélange au fluide qui est propulsé parallèlement au fond du bassin. L’action conjuguée du jet d’eau et de l’air injecté sous forme de bulles provoque un fort courant tant horizontal que vertical sur une grande surface. Les matières sont gardées en suspension et sont évacuées régulièrement. Les pointes de charges pour le traitement biologique sont évitées.

De plus l’injection d’air empêche la fermentation anaérobie des eaux résiduaires et évite les nuisances olfactives propres à ce type de dégradation des matières organiques.